Lundi 21 décembre 2009
Belgique – Province de Liège –
FLEMALLE
Chokier
(Flémalle) – Les Trixhes – Aigremont - Chokier
Longueur de la promenade: 6.4 km, soit environ 2 heures.
Balisage : Aucun
Copyright IGN
Il a neigé hier, et la campagne est recouverte de ce qu’il convient traditionnellement d’appeler un « manteau blanc ». Je veux en profiter, sans faire un trop long déplacement (verglas
et crépuscule précoce obligent).
Je me rends donc à Chokier, un village qui fait partie de la commune industrielle de
Flémalle, mais qui a néanmoins su garder un cachet ancien, qu’on tente de préserver par force restaurations. Je gare mon véhicule sur une des nombreuses places disponibles dans le village et, par
la rue Houlbouse, près de la magnifique église, je traverse le chemin de fer et entame l’ascension de la colline, sur une route complètement enneigée. Immédiatement, je me retrouve dans les bois.
Je dépasse une grotte dédiée à la Vierge Marie, très jolie dans sa parure d’hiver,
puis le cimetière du village et, atteins le sommet, au quartier des Trixhes, ensemble de cités d’où émergent quelques bâtiments somme toute assez réussis. Sans entrer dans la localité, je
tourne à gauche et, bientôt, j’emprunte, toujours à gauche, un petit sentier qui me permettra de cheminer en sous-bois, ou au bord des cultures, pendant deux ou trois kilomètres. Bien que la
région soit très peuplée, je ne rencontre absolument personne. Le sentier, enneigé et apparemment peu fréquenté, est parfois difficile à trouver, mais il suffit, globalement, de marcher tout
droit pour arriver à bon port. Je débouche finalement sur un chemin un peu plus large, que je prends à droite, puis à gauche au carrefour suivant. Une bande de mésanges à longue
queue papillonne dans les arbres dénudés, en gazouillant. Sur ma gauche, j’aperçois peu après le magnifique château d'Aigremont, qui domine la Meuse, et vers lequel je me dirige. De facture classique, peint en rouge, symétrique autour
d’une cour intérieure fermée par une grille monumentale, attenant à une ferme de pierres grises, il a très fière allure. Je le longe de l’entrée principale à l’entrée latérale, où je peux
l’admirer sous un autre éclairage, au fond d’une allée bordée d’arbustes (sans doute des ifs) taillés en cône.
Bientôt, je reprends mon chemin à travers la campagne. Ce chemin se rétrécit peu à peu en sentier, qui finit par dévaler le versant d’un ruisseau, pour atteindre une route asphaltée, bordée de
quelques maisons (on peut dire que leurs résidents habitent au calme…), route que j’emprunte à droite sur quelques centaines de mètres. Je remonte ensuite vers la gauche, sur un chemin, puis de
nouveau carrément sur la gauche, par un sentier peu visible, qui grimpe sur la colline. Je suis de nouveau en sous-bois, mais cette fois à flanc de coteau, où la vue plonge sur la Meuse et les
usines qui la bordent à cet endroit.
Peu après, j’atteins le château de Chokier, majestueux quand on l’admire de la vallée, beaucoup plus misérable vu de l’arrière, car assez mal entretenu. Il fait face à un grand jardin en gradins, tel qu’on les aménageait au XVIIème siècle, qui semble aujourd’hui laissé à l’abandon.
Du château, je redescends finalement une petite route verglacée, qui me ramène en une dizaine de minutes à Chokier
Château de Chokier, côté arrière.
Le même, vu de la vallée.
Conclusion : Belle balade, très proche de Liège, et qui permet de traverser des paysages inattendus à cet endroit, dans un calme absolu. Malgré qu’ils ne soient guère mis en valeur, les
châteaux d’Aigremont et de Chokier sont superbes.

De la promenade, vue sur le village de Bévercé.
A
gauche, les panaches plumeux de la verge d'or. A droite, le séneçon du Cap.