Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /Déc /2009 14:44

Lundi 21 décembre 2009

 


Belgique – Province de Liège – FLEMALLE

 


Chokier (Flémalle) – Les Trixhes – Aigremont - Chokier

 


Longueur de la promenade: 6.4 km, soit environ 2 heures.

Balisage : Aucun 

  Itinéraire

                    Copyright IGN


Il a neigé hier, et la campagne est recouverte de ce qu’il convient traditionnellement d’appeler un « manteau blanc ». Je veux en profiter, sans faire un trop long déplacement (verglas et crépuscule précoce obligent).

Je me rends donc à Chokier, un village qui fait partie de la commune industrielle de Flémalle, mais qui a néanmoins su garder un cachet ancien, qu’on tente de préserver par force restaurations. Je gare mon véhicule sur une des nombreuses places disponibles dans le village et, par la rue Houlbouse, près de la magnifique église, je traverse le chemin de fer et entame l’ascension de la colline, sur une route complètement enneigée. Immédiatement, je me retrouve dans les bois. Je dépasse une grotte dédiée à la Vierge Marie, très jolie dans sa parure d’hiver,
Grotte
 puis le cimetière du village et, atteins le sommet, au quartier des Trixhes, ensemble de cités d’où émergent quelques bâtiments somme toute assez réussis. Sans entrer dans la localité, je tourne à gauche et, bientôt, j’emprunte, toujours à gauche, un petit sentier qui me permettra de cheminer en sous-bois, ou au bord des cultures, pendant deux ou trois kilomètres. Bien que la région soit très peuplée, je ne rencontre absolument personne. Le sentier, enneigé et apparemment peu fréquenté, est parfois difficile à trouver, mais il suffit, globalement, de marcher tout droit pour arriver à bon port. Je débouche finalement sur un chemin un peu plus large, que je prends à droite, puis à gauche au carrefour suivant.  Une bande de mésanges à longue queue papillonne dans les arbres dénudés, en gazouillant. Sur ma gauche, j’aperçois peu après le magnifique château d'Aigremont, qui domine la Meuse, et vers lequel je me dirige. De facture classique, peint en rouge, symétrique autour d’une cour intérieure fermée par une grille monumentale, attenant à une ferme de pierres grises, il a très fière allure. Je le longe de l’entrée principale à l’entrée latérale, où je peux l’admirer sous un autre éclairage, au fond d’une allée bordée d’arbustes (sans doute des ifs) taillés en cône.

Aigremont.
Bientôt, je reprends mon chemin à travers la campagne. Ce chemin se rétrécit peu à peu en sentier, qui finit par dévaler le versant d’un ruisseau, pour atteindre une route asphaltée, bordée de quelques maisons (on peut dire que leurs résidents habitent au calme…), route que j’emprunte à droite sur quelques centaines de mètres. Je remonte ensuite vers la gauche, sur un chemin, puis de nouveau carrément sur la gauche, par un sentier peu visible, qui grimpe sur la colline. Je suis de nouveau en sous-bois, mais cette fois à flanc de coteau, où la vue plonge sur la Meuse et les usines qui la bordent à cet endroit.

Peu après, j’atteins le château de Chokier, majestueux quand on l’admire de la vallée, beaucoup plus misérable vu de l’arrière, car assez mal entretenu. Il fait face à un grand jardin en gradins, tel qu’on les aménageait au XVIIème siècle, qui semble aujourd’hui laissé à l’abandon.

Du château, je redescends finalement une petite route verglacée, qui me ramène en une dizaine de minutes à Chokier

 Chokier coté cour

Château de Chokier, côté arrière.

Chokier falaise
Le même, vu de la vallée.

Conclusion : Belle balade, très proche de Liège, et qui permet de traverser des paysages inattendus à cet endroit, dans un calme absolu. Malgré qu’ils ne soient guère mis en valeur, les châteaux d’Aigremont et de Chokier sont superbes.

 

Par le promeneur naturaliste
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 08:54

Dimanche 13 décembre 2009

 


Belgique – Province de Limbourg – BILZEN

 


Munsterbilzen (Bilzen) – Munsterbos – Kasteel Groenendaal – Hoelbeek - Munsterbilzen


Longueur de la promenade: 11.7 km.

Balisage : partiel

Temps : d’abord couvert, puis beaucoup plus ensoleillé. Frais mais sain. 

Dénivellation : aucune

 Itinéraire

Copyright IGN

Cette fois, l’hiver est bien là. Il fait frisquet, le ciel est gris, mais on annonce l’arrivée du soleil dans l’après-midi, surtout au Nord de la Belgique. Nous décidons de faire une grande promenade en famille, dans la province du Limbourg, plus susceptible d’être sous le ciel bleu que les Ardennes.

Dès 11 heures du matin, nous prenons la direction de Bilzen, que nous traversons pour nous arrêter à Munsterbilzen, un village voisin, dont le nom est lié à un monastère (Munster) qui y fut fondé par Sainte Landrade, au VIIème siècle de notre ère.

Même si elles ont conservé quelques immeubles anciens, Bilzen et Munsterbilzen sont des localités qui ont grandi trop vite, coquettes et proprettes, mais sans âme, froides comme peuvent l’être certaines villes du Nord.

Nous entamons notre périple dans le parc situé au centre du village. Il est assez vaste et plutôt joli, avec plaine de jeux, étangs, canards et oies, mais il jouxte directement le parking d’une grande surface, ce qui n’est vraiment pas du meilleur effet…

Nous le traversons de part en part, atteignons la limite du village, et nous enfonçons dans le Munsterbos, un grand bois, principalement de hêtres entrecoupé de bruyères et traversé de ruisseaux paresseux qui serpentent dans les roseaux. Nous suivons à cet endroit une promenade balisée d’un losange rouge sur fond blanc.

Nous atteignons bientôt un carrefour, au coin duquel de trouve une curieuse chapelle dédiée à Saint Amor et, en outre, une table de pique-nique très bien venue, car il est un peu passé midi. Nous avons faim, et nous mangeons la copieuse collation qui alourdissait nos sacs.

St Amor
Requinqués, nous empruntons alors la branche de gauche du chemin, qui, en ligne droite, sort peu après de la forêt et nous amène à l’entrée d’un autre quartier de Munsterbilzen. Aux premières maisons, nous tournons à droite. Ce sont maintenant des chênes qui nous abritent, dont les glands tombés à terre alimentent les instincts guerriers de mon petit garçon…

Nous arrivons bientôt à un grand rond-point, au niveau duquel, sans nous engager sur la grand route, nous tournons de nouveau à droite, dans un chemin sablonneux qui s’enfonce une nouvelle fois en forêt. Nous y progressons depuis une dizaine de minutes, lorsque, dans une parcelle de grands pins, notre attention est attirée par un criaillement strident, qui vient du faîte des arbres. C’est un magnifique pic  noir (Dryocopus martius) qui nous fait l’honneur de nous saluer, et que nous pourrons longtemps admirer, alors qu’il vole Pic noird’un pin à l’autre, où qu’il en martèle le tronc à la recherche de sa pitance. Bien qu’il ne soit pas très proche (prudent, l’oiseau…), et que nous ne soyons pas très bien équipés dans ce domaine, mon fils parvient néanmoins à le prendre en photo. Peu après, au même endroit ou presque, nous apercevrons également un pic épeiche et un pic vert.

A la fin du chemin, nous obliquons légèrement sur la droite, pour emprunter pendant quelques centaines de mètres un sentier de planches, qui traverse un très joli sous-bois partiellement inondé où, parait-il, la flore et la faune piscicole sont particulières. Ce n’est pas en ce mois de décembre que nous pouvons nous en rendre compte...

Pont de bois
Nous rejoignons bientôt un chemin forestier, que nous suivons jusqu’à une chapelle moderne, dédiée aux membres de l’armée secrète de la dernière guerre mondiale. Nous la dépassons, pour traverser peu après le hameau de Heiken (quelques maisons dispersées dans la campagne) où nous quittons la promenade balisée et croisons une route assez fréquentée.

Après sa traversée, par un chemin caillouteux, nous arrivons bientôt en vue du magnifique château de Groenendaal, opulente demeure classique, symétrique, flanquée d’écuries et  bâtie dans un cadre enchanteur.  Un endroit tout simplement magnifique, où nous nous arrêtons un bon quart d’heure…

Etang

Groenendaal
Au bout du chemin qui longe l’étang du château , nous tournons à gauche, jusqu’à la ferme castrale, où nous devons hélas faire demi-tour, le chemin indiqué sur notre carte étant obstrué par des rondins. Nous décidons alors de le contourner en cheminant le long de la ligne de chemin de fer désaffectée toute proche. Le sentier n’est pas des plus aisés, mais il existe, même s’il y faut composer avec les ronces et les buissons qui l’envahissent.
Chemin de fer
Au bout d’un petit kilomètre, il nous conduit à un pont, dont nous devons descendre en dégringolant le talus, et de là, par une laie forestière, au bord des ruines du château de Jonckholt. A la vérité, en fait de ruines, on ne voit, du côté où nous sommes, qu’une motte de terre envahie de verdure. L’entrée de l’ancienne forteresse se situe du côté opposé, mais il ne reste pas grand-chose à voir (des fondations reconstituées qui ne dépassent pas le niveau du sol).

Nous débouchons sur une nouvelle route asphaltée, à l’entrée du village de Hoelbeek, et nous la prenons vers la droite, jusqu’à un carrefour (avec un banc) où nous la quittons pour continuer tout droit, et retomber peu après sur la ligne de chemin de fer désaffectée que nous avons laissée peu de temps auparavant, à peu près à l’endroit où nous nous y étions engagés.

Nous la longeons une nouvelle fois, mais dans l’autre sens, et elle nous ramène bientôt à l’entrée de Munsterbilzen, le long de grandes serres dédiées d’horticulture et remplies de pensées multicolores. Il ne nous restera pas qu’à traverser le village, et à retrouver notre véhicule, alors que le soleil est déjà bien bas à l’horizon.

 

Conclusion : Région peu fréquentée par les touristes. Belle promenade. Le Munsterbos et le château de Groenendaal valent à eux seuls le déplacement.

Par le promeneur naturaliste
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 09:35

Lundi 7 décembre 2009

 

Belgique – Province de Liège – ENGIS


Hermalle-sous-Huy (Engis) – Les Forges – Ombret – Hermalle-sous-Huy

 


Longueur de la promenade: 7.5 km, soit environ 2 heures.

Balisage  : Excellent  - Rectangle horizontal vert sur fond blanc 

Altitude maximale : 75 m.

Altitude maximale : 209 m

Promenade assez facile dans son ensemble, malgré quelques pentes.

 Itinéraire 7

Cartographie: © IGN


Il fait beau. Le ciel est drapé d’une fine couche de nuages, que le soleil, à certains moments, parvient presque à percer. Il ne pleuvra certainement pas.

Je pars de la place de l’Eglise à Hermalle-sous-Huy, en début d’après-midi. Bien que situé sur une grand-route, et bordé de bâtiments industriels qui le dénaturent un peu, le village garde un certain cachet, grâce à son beau château (pas en très bon état, malheureusement, mais l’entretien de tels colosses coûte tellement cher !) et aux quelques fermes et maisons anciennes qui le bordent.

A cent mètres de mon point de départ, j’ai la surprise de découvrir, au pied d’un vieux mur, quelques pieds de rue (Ruta graveolens L.) sans doute plantés, ou alors naturalisés, mais qui, probablement protégés du froid,  portent encore l’une ou l’autre fleur en cette arrière-saison.Ruta graveolens

Je longe la grand-route en direction de Huy pendant trois cents mètres environ puis, au grand tournant, je continue tout droit, et m’engage dans un sentier encaissé qui monte rapidement dans la forêt. Il s’agit d’un bois de feuillus assez clairs, parfois entrecoupés de quelques parcelles de résineux. Il est suffisamment vaste pour abriter du gibier : à plusieurs endroits, les sangliers ont défoncé le sentier et ses environs, pour en extraire les racines dont ils sont friands.

Le chemin, qui suit un GR®, se déroule, pratiquement droit et en très légère montée, jusqu’au sommet de la colline. Là, le GR® oblique vers la gauche, mais, pour ma part, je prends à droite, toujours dans cette très jolie forêt. Le calme est total, et les vues sont variées, car le peuplement forestier n’est pas dense.

Bois d'Hermalle
Bientôt, je redescends assez abruptement vers le ruisseau d’Oxhe, ou je rejoins la route nationale qui relie Amay au Condroz. Je l’emprunte vers la droite, sur un petit kilomètre. En face de moi, une très belle ferme castrale domine la vallée. J’atteins le hameau des Forges, où je tourne à gauche, traverse bientôt le ruisseau, puis le longe sur sa rive gauche, sur un sentier qui, le quittant, s’élève rapidement, pour aboutir aux premières maisons d’Ombret. De là, la vue sur la petite ville d'Amay et sa très belle église romane, est imprenable.

Tihange
Une nouvelle descente, et je rejoins la grand-route de Huy, que je traverse elle-aussi, pour remonter, par un chemin caillouteux, le Thier d’Olne, où les archéologues ont retrouvé les traces d’une implantation mérovingienne, puis carolingienne, désertée vers l’an 1000. Une fois encore, je suis en sous-bois.

Je m’assieds quelques minutes sur un banc (le seul de la promenade…) puis continue, de nouveau en descente, vers la ferme de Hottine. Avant de l’atteindre, du sommet de la colline, je profite encore d’une très belle vue sur Amay (à gauche) et, de l’autre côté de la Meuse, sur l’abbaye de Flône, ensemble de vastes bâtiments aujourd’hui reconvertis en école.

Abbaye de Flône
Bien qu’elle borde pratiquement la voie rapide, la ferme de Hottine, du début du XVIIIè siècle, vaut manifestement une photo, ne serait-ce qu’à cause de son portail monumental, et de sa parfaite symétrie.

Ferme de Hottine
Au bout du chemin, je tourne à droite, sur une autre voie vaguement carrossable qui, en deux kilomètres me ramène à Hermalle sous-Huy. Peu avant d’entrer dans le village, j’ai encore l’opportunité d’admirer la grande façade classique du château, beaucoup plus beau et moins austère de ce côté jardin.

 Chatau cour et jardinLe château de Hermalle, côté cour et côté jardin


Conclusion : Une très belle balade, parfaitement balisée, dans une région a priori peu touristique, mais qui recèle des richesses naturelles et architecturales qui méritent d’être découvertes.

 

Par le promeneur naturaliste
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 18:29

Mercredi 2 décembre 2009

 


Belgique – Province de Liège – MALMEDY

 


Malmédy – Ferme Libert – Bernister - Malmédy

 


Longueur de la promenade: 7.5 km, soit environ 2 heures.

Balisage : Rectangle vertical jaune sur fond blanc  

Dénivelé important.

 

Cartographie: IGN

Au lieu du beau temps que j’avais espéré, une grisaille humide et froide enveloppe la jolie ville de Malmédy , où je suis aujourd’hui. Vais-je renoncer à ma promenade ? Non, je ne suis pas allé si loin pour rien.

Je pars du parking devant la piscine, sur la route d’Eupen, et m’engage dans une allée de pins majestueux qui, m’amenant bientôt en pied de la colline, oblique à droite et la longe en légère montée pendant un petit quart d’heure. J’atteins une petite route, que je traverse vers un sentier en pente. Celui-ci m’amène rapidement à l’Ermitage Saint Antoine, charmante maison/chapelle chaulée, qui aurait été fondée en 1446, et est toujours occupée aujourd’hui par un père ermite.

 Je m’arrêt un instant pour profiter du calme des lieux, puis poursuis ma route en grimpant fortement dans le bois ; subitement, le sentier s’interrompt. Me serais-je trompé ? J’hésite un peu, consulte ma carte, et décide de continuer à travers bois, à flanc de coteau. Le passage n’est pas toujours facile, mais, de temps à autre, je suis aidé par des traces de gibier. Après 500 mètres environ de ce parcours sportif, j’atteins dans une grande clairière, ou plutôt dans grande coulée de prairies entre les bois. A grand coups de bulldozer, un piste de descente de VTT y a été aménagée en zigzags, du sommet jusqu’au fond de la vallée. Ce parcours est « balisé » par une clôture en rouleau de plastique blanc, qui claque au vent. A certains endroits, le sol a été creusé sur plus d’un mètre. A priori, je n’ai rien contre le VTT, qui peut-être une manière agréable d’explorer la nature, mais, quand il est prétexte à des aménagements qui la dénaturent à ce point, je le hais. L’endroit est positivement hideux.

Je le traverse en toute hâte, rejoins le chemin que j'aurais du prendre et atteins la Ferme Libert , haut lieu du tourisme familial. En ce milieu de semaine, l’endroit est calme et les animaux, domestiqués et parqués dans de très vastes enclos, sont paisibles.

A la ferme, je tourne a droite, et remonte la route asphaltée jusqu’au plateau, puis jusqu’au village de Bernister que je traverse tout droit dans son entièreté.

Aux quelques fermes anciennes et disséminées qui constituaient ce hameau se sont ajoutées toute une série de constructions modernes. Quelques propriétaires ont fait l’effort d’intégrer leur bâtiment au paysage, en utilisant des matériaux locaux, mais, dans la plupart des cas, il s’agit de « fermettes » telles qu’on en voit maintenant  partout.

A la sortie du village, j’oblique à droite et, en descente, arrive bientôt à un mémorial dédié à Guillaume Apollinaire , qui a résidé dans la région. Ce monument se présente sous la forme d’une grande colonne de pierre, sur les quatre côtés de laquelle le nom de l’écrivain à été gravé, et qui est elle-même entourée d’une série de colonnes plus basses, où l’on peut lire certaines de ses pensées. C’est original, mais pas vraiment joli. Je m’y arrête quelques minutes pour reprendre des forces, puis repars.
Désormais, et jusqu’à Malmédy, le chemin caillouteux que j’emprunte ne fait que descendre. A mi-pente, la vue sur la ville et sa magnifique cathédrale est superbe. Malheureusement, je m’apercevrais (trop tard) que les photos que j’en tire sont ratées…

Le chemin me conduit à Outrelepont, nom du quartier de Malmédy situé de l’autre côté de la Warche. Je traverse la rivière, évite le centre de la ville par la gauche et, en longeant le cimetière sur ses arrières, je me retrouve bientôt sur la route d’Eupen, que je suis jusqu’à mon véhicule.

 


Conclusion : La promenade en elle-même traverse de jolis paysages, mais le temps ne s’y prêtait guère : froid, humide, en un mot déprimant.

 De la promenade, vue sur le village de Bévercé.

Par le promeneur naturaliste
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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 22:18

Lundi 30 novembre 2009

 


Belgique – Province de Liège – BASSENGE

 


Roclenge sur Geer (Bassenge) – Bassenge – Wonck – Roclenge sur Geer

 


Longueur de la promenade: 8 km, soit environ 2 heures.

Balisage : Croix orangée sur fond blanc  

 

Cartographie: IGN

Premier jour de temps sec, presque beau, après plus d’une semaine de grisaille. Je suis dans la charmante vallée du Geer, au nord de Liège, et j’ai décidé de m’y promener. Je pars de la place Louis Piron, à Roclenge, en tout début d’après-midi. Un kiosque aérien y fait face à l’imposante maison communale, le long de la rivière. Je remonte la rue Jean Derriks, et passe sous le pont du chemin de fer. La route, sinueuse, s’enfonce en sous-bois et, au deuxième lacet, je la quitte pour un sentier qui continue tout droit. Je surplombe, puis je longe les voies pendant un bon kilomètre. La végétation, à cet endroit, est assez luxuriante. Certaines plantes sont encore fleuries, comme le lamier maculé (Lamium maculatum (L.)L.) ou le Séneçon du Cap (Senecio inaequidens DC.), une invasive sud-africaine qu’on retrouve désormais partout, et qui semble bien se plaire sur le remblai des talus. La verge d’or (Solidago virgaurea L.) a également colonisé les buissons, mais elle est fanée, ce qui ne l’empêche pas d’arborer des panaches de fruits plumeux, à la manière des coiffures des janissaires.

A gauche, les panaches plumeux de la verge d'or. A droite, le séneçon du Cap.


J’atteins bientôt la grand-route de Visé, à l’entrée du village de Bassenge , et, en faisant très attention car elle est fréquentée, je la traverse pour m’engager tout droit dans le Thier Collard. De nouveau, je suis en sous-bois, mais le chemin, asphalté et recouvert de feuilles mortes, ne tarde pas à déboucher dans les champs. Ici, la fertile Hesbaye pointe le bout de son nez. Jusqu’à l’horizon, ce ne sont que cultures, parsemées çà et là d’un arbre vénérable. Au loin, un paysan arrache les betteraves sucrières, qui faisaient la richesse de la région.

A un croisement au milieu de la campagne, je prends à gauche, et redescend bientôt, encore en sous-bois, vers le village de Wonck. Son église, que je vois au loin, est construite, comme beaucoup d’autres ici (et aux Pays-Bas, de l’autre côté de la Meuse), en pierres marneuses, couleur ocre clair. Nous ne sommes pas loin de la Montagne Saint-Pierre et de ses falaises calcaires, et la vallée est truffée de carrières de sable et de marne, ainsi que de champignonnières creusées dans la falaise, elles mêmes colonisées par des tribus de chauves-souris.

Je traverse le Geer, et le village de Wonck, pour m’engager dans un chemin (très) creux qui remonte sur l’autre versant. Sur la droite, de larges terriers, appartenant probablement à des blaireaux, dont je connais la présence dans cette contrée. De chaque côté du chemin, les talus renseignent sur la géologie de la région, avec ses strates horizontales et successives de sable friable et de silex très dur, aux formes arrondies. Ces silex, très anciens, sont riches en gros vers fossilisés, appelés belemnites.

Je me retrouve de nouveau en rase campagne lorsque, au niveau d’un grand arbre solitaire, j’oblique vers la gauche. Le chemin aurait pu être rendu très boueux par les pluies abondantes des derniers jours, mais le sable poreux du sous-sol a filtré presque toute l’eau. Je marche à pied sec.


Deux petits kilomètres plus loin, j’atteins une route asphaltée, que je remonte jusqu’en surplomb de Roclenge. Sur le talus, la chélidoine (Chelidonium majus L.) refleurit. C’est pourtant une herbe printanière. En automne, les jeunes pousses sortent de terre, mais il est rare que cette croissance aboutisse à une floraison avant le printemps suivant. Un banc est installé au sommet de la colline, en bordure de route, mais la vue ne vaut pas la peine que je m’y attarde. Je redescends donc vers le village, que j’atteins environ deux heures après l’avoir quitté.

 

Conclusion : Jolie promenade sans aucune difficulté. La vallée du Geer est encore plus jolie au printemps, au moment de la floraison des arbres fruitiers.

 

La vallée du Geer. Dans le fond, Roclenge.
Par le promeneur naturaliste
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