Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 15:36

Lundi 2 avril 2012

Allemagne – Land de Rhénanie-Palatinat – Rheintal

Brey am Rhein (Landkreis Mayen-Koblenz) : Traumpfad „Rheingoldbogen“

Longueur de la promenade : 12.6 km

Balisage : celui des « Traumpfade »

Altitude minimale : 96 mètres

Altitude maximale : 257 mètres

Rheingoldbogen

Nous partons aujourd’hui de Brey-am-Rhein, une petite localité qui, comme son nom l’indique est située le long du Rhin, un peu en amont de Coblence. Auparavant, nous avons pris la peine d’acheter des victuailles à Rhens, la petite ville voisine, dont nous avons visité le centre ancien.

Rhens

La promenade part du cimetière de Brey, un peu en dehors du village ; elle y revient, puis tourne à gauche pour se diriger en montée vers un petit bois, où a été découverte une canalisation d’eau datant de l’époque gallo (ou germano)-romaine. Longue d’environ 1600 mètres, elle est creusée dans le roc, recouverte d’ardoises pour empêcher que l’eau ne s’y salisse et, tous les dix mètres, reliées à l’air libre par une cheminée assez large, dans laquelle on pouvait se faufiler pour tous travaux de nettoyage ou de réfection. C’est une fameuse construction, qui approvisionnait en eau pure une grosse villa bâtie dans la vallée, et l’un de ses tronçons a été aménagé pour permettre au public d’en examiner convenablement l’intérieur.

De là, le sentier descend vers un petit vallon, passe à proximité des installations sportives de Brey, remonte l’autre versant, et atteint au sommet une clairière où une agréable aire de pique-nique, couverte et découverte, a été aménagée. Nous nous y arrêtons pour dîner, et pour profiter de la belle vue qui s’offre à nous, notamment sur la vallée du Rhin et sur le château de Marksburg, de l’autre côté du fleuve.

Marksburg 1

Un chemin bien agréable nous conduit alors, à travers une grande forêt, jusqu’au sommet du plateau, où nous apprenons que les monticules plus ou moins élevés qui parsèment les bois sont des tombes celtes (ou germaines, je ne sais plus), et qu’elles ont été fouillées au courant du siècle dernier.

Après un carrefour où nous tournons à gauche, nous atteignons le couvent des Jésuites du Jakobsberg, aujourd’hui reconverti en hôtel luxueux avec golf. Les bâtiments primitifs, baroques, ont cependant été bien conservés, et ont encore belle allure au milieu des bois.

Jakobsberg

Du couvent-hôtel, un chemin redescend à flanc de coteau, le long d’un vallon, et finit par atteindre le vignoble du Rhin. Tournant à gauche, nous allons randonner dans ce vignoble pendant une heure environ, avec sans cesse une vue magnifique sur le fleuve, les villes, villages et falaises qui le bordent, le coude qu’il fait un peu plus loin, et l’intense circulation batelière dont il est le théâtre.

Rhin

Un pur moment de plaisir, d’autant que le soleil, et même la chaleur, sont au rendez-vous.

Rhin 2 Le vignoble héberge déjà de nombreuses plantes discrètes, mais fleuries, des petits lézards bruns et des gros tout verts, des couleuvres ainsi que de nombreux oiseaux, dont de jolis serins cinis.

Lézard

Les meilleures choses ayant une fin, le chemin tourne finalement le dos au Rhin, quitte le vignoble, et remonte sur le plateau pour traverser une étendue de prairies et de champs. Cette partie du parcours serait peut-être un peu plus monotone, si elle n’était agrémentée de vues véritablement splendides sur l’imposant château de Marksburg, qui s’offrait déjà à nous au départ de la randonnée. C'est le seul château de la vallée du Rhin à n'avoir jamais été détruit, et ses parties les plus anciennes datent du 13ème siècle.

Marksburg 2

A l’entrée d’un hameau, nous tournons à droite pour retrouver la forêt et atteindre la Muttergotteskapelle (chapelle de la mère de Dieu), perdue dans le bois, d’où nous redescendons lentement, d’abord en sous-bois, puis dans un paysage changeant de prairies et de bosquets, vers notre point de départ.

Paysage

 

Par le promeneur naturaliste
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Jeudi 12 avril 2012 4 12 /04 /Avr /2012 23:09

Dimanche 1er avril 2012

Allemagne – Land de Rhenanie-Palatinat – Osteifel

Trimbs (Landkreis Mayen-Koblenz) : Traumpfad „Nette-Schieferpfad“

 

En famille, nous avons passé les quatre premiers jours des vacances de Pâques dans l’Eifel oriental, limitée à l’est par le Rhin et au sud par la Moselle, non loin de Coblence, où la seconde se jette dans le premier.

C’est une région de volcans pas si anciens, puisque les derniers entraient encore en éruption il y a environ 10.000 ans ; ils ont laissé un paysage ponctué de monts et de cratères, entrecoupés de terres fertiles, de forêts et de prairies, et creusé de vallées profondes , souvent encaissées entre des falaises rocheuses.

Tout le secteur est sillonné par les « Traumpfade » (littéralement « sentiers de rêve »), promenades en boucle d’une petite journée, certifiées par le « Deutsches Wanderninstitut » (il n’y a que les Allemands pour certifier même leurs promenades…), ce qui garantit leur qualité, du point de vue de la beauté des paysages traversés, de la nature des sentiers empruntés (presque jamais d’asphalte), des points de vue offerts au promeneur, mais aussi du balisage impeccable, des facilités en matière de pique-nique et de bancs de repos, et de leur intérêt culturel. De plus, à chaque point de départ, un parking suffisamment vaste est prévu pour les véhicules des randonneurs, qui sont nombreux sur les « Traumpfade », surtout les week-ends.

Nous logions à Welling, un village à l’écart des grands-routes, dans un bel hôtel appelé « Zur Post  ». De là, nous avons rayonné dans la région, et parcouru quatre boucles qui, toutes, nous ont laissé un magnifique souvenir.

Longueur de la promenade : 9.2 km

Balisage : celui des « Traumpfade »

Altitude minimale : 172 mètres

Altitude maximale : 285 mètres

Nette-Schieferpfad

Pour notre première randonnée, nous sommes partis de Trimbs, village voisin de celui où nous faisions escale, dans la vallée d’une jolie rivière qui s’appelle la Nette.

Passant sous la grand-route qui traverse le village, nous avons tout d’abord longé la rivière, pour remonter par un sentier à travers bois vers le plateau et la colline appelée « Burgkopf » (beaux points de vue successifs).

Vue du Burgkopf Puis, redescendant toujours en forêt, nous avons rejoint la vallée, au niveau d’un tunnel creusé dans la roche pour permettre le passage d’une ligne de chemin de fer, qui aujourd’hui n’existe plus, et a été transformée en piste pour les vélos. Nous sommes passés dans le tunnel et, à sa sortie, avons tourné à droite pour rejoindre la rivière (belle vue vers la gauche sur un ancien viaduc du chemin de fer).

ViaducNous l‘avons longée dans un paysage romantique, jusqu’à une petite cascade, au niveau de laquelle nous sommes lentement remontés sur l’autre versant par un sentier à flanc de falaise.

NetteOn exploitait le schiste, pour produire des ardoises (Schiefer) dans la région, et toutes ces falaises sont schisteuses. Arrivés au sommet, nous avons alors traversé une plaine cultivée, d’où la vue sur les cônes de plusieurs anciens volcans est particulièrement large.

Vue sur Mendig

Les chemins ruraux empruntés nous ont ramenés à l’entrée de Trimbs, mais notre promenade n’en était pas terminée pour autant. Remontant une colline rocheuse par un sentier abrupt, nous avons atteint un sommet (très belle vue sur Trimbs), où des pelouses rases étaient peuplées d’anémones pulsatilles, peu courantes en Belgique, et en pleine floraison.

Trimbs PulsatilleDe là, un sentier nous a permis de traverser la « Trimbser Schweiz », zone chaotique, où nous avons eu l’occasion d’admirer des gagées, sorte de petites tulipes sauvages, tellement basses qu’elles doivent fleurir au premier printemps, avant d’être noyées dans la végétation.

Schieferpfad

GagéeLe sentier est redescendu en lacets vers la verdoyante vallée de la Nette, ponctué de jolis coups d’œil sur Trimbs et aussi sur Welling, et nous avons finalement suivi la rivière pour retrouver notre point de départ.

Welling

Pendant toute la promenade, le temps a été très ensoleillé, et même chaud dans la zone des rochers.

 

Par le promeneur naturaliste
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Samedi 31 mars 2012 6 31 /03 /Mars /2012 20:54

Lundi 26 mars 2012

Belgique – Province de Liège – BRA SUR LIENNE

Pont de Villettes (Lierneux) – Trou de Bra – Bra – Pont de Villettes

Longueur de la promenade : 8.8 km

Altitude minimale : 289 mètres

Altitude maximale : 410 mètres

Balisage : partiel.

GPSies

Je pars cette après-midi, par un beau soleil et un ciel sans nuages, du Pont de Villettes, important carrefour dans la vallée de la Lienne, entre Trois-Ponts et Manhay.

Je remonte la grand-route en direction de Trois-Ponts jusqu’au village de Villettes et, à mi-côte, prends le premier chemin vers la gauche. Elle quitte presque immédiatement les lieux habités pour sinuer dans une campagne vallonnée, faite de prairies et de bosquets, comme je les aime. La vue porte loin sur cette campagne, dont la quiétude n’est troublée que par le bruit des nombreux oiseaux.

Cheneu

J’atteins le lieu-dit « Fond du Cheneu » puis une forêt et, à un embranchement, je me dirige vers la gauche. Le chemin étroit descend lentement dans la vallée de la Lienne, pittoresque à souhait, et que je vais longer pendant une petite demi-heure, jusqu’à l’entrée du hameau de Trou de Bra. Avant ses premières maisons, un petit pont fait de larges plaques de schiste permet de traverser la rivière et, grâce à un échalier, de rejoindre la route de la vallée.

LienneJe l’emprunte vers la droite et, un peu plus loin, j’oblique à gauche pour remonter lentement un vallon, celui du ruisseau de Chavanne. Il pénètre en forêt, en serpentant doucement jusqu’à une friche, où il se divise en deux branches. Je suis celle de gauche, qui continue à monter dans la forêt. Je suis absolument seul au monde, ce qui me procure une sensation jubilatoire.

Après plusieurs kilomètres, le chemin quitte le bois, et atteint une chapelle dédiée à Saint Donat. A partir de là, il est asphalté, et me conduit au village de Bra. En y entrant, j’oblique vers la gauche dans un chemin rural, d’où la vue sur le vieux village, dont les maisons, très austères, sont en pierres de schistes, est splendide. Tout m’indique que je suis dans l’Ardenne profonde, et qu’en hiver, il fait froid ici. Pas aujourd’hui, bien heureusement.

Bra

Je rejoins bientôt l’église, dont la tour-donjon (elle est percée d’étroits créneaux) est romane, puis une grand-route à proximité du château, lui aussi construit en pierre schisteuse.

ChateauJe me dirige vers la gauche et, presque à la sortie du village, je prends encore à gauche un chemin agricole qui devrait me permettre d’éviter le retour par la grand-route. D’abord agréable, ce chemin devient bientôt très fangeux, à tel point qu’il me faut progresser sur le talus, puis passer dans la prairie voisine en enjambant la clôture. Plus loin encore, il est encombré d’arbres abattus et de branchages, qui rendent l’avancée très difficile. Enfin, je retrouve la grand-route quittée précédemment et au bout de la ligne droite, le Pont de Villettes dont je suis parti.

Très belle promenade dans un  paysage changeant. Mieux vaut cependant se dispenser du dernier chemin de campagne et, depuis Bra, regagner le Pont de Villettes par la grand-route.

Par le promeneur naturaliste
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Samedi 31 mars 2012 6 31 /03 /Mars /2012 18:22

Dimanche 25 mars 2012

Belgique – Province de Namur – MOZET

Mozet (Gesves) – Château de Faulx – Château d’Arville - Mozet

Longueur de la promenade : 9.9 km

Altitude minimale : 128 mètres

Altitude maximale : 225 mètres

Balisage : partiel.

GPSies

Mozet, à quelques kilomètres de Namur et de la vallée du Samson, est « un des plus beaux villages de Wallonie », distinction qu’il n’a pas usurpée, avec ses maisons en pierres grises, à l’architecture très homogène, et sa splendide ferme-château, au bord du ruisseau du Tronquoy. C’est de là que nous avons décidé d’effectuer notre promenade dominicale et familiale, par une splendide journée de printemps.

MozetNous garons notre voiture dans le haut du village, sur le parking de ce qui semble être une ancienne école, qui est par ailleurs désert, alors que celui qui se trouve près de l’église est comble.

Nous redescendons dans le village, que nous traversons lentement pour en admirer toutes les facettes puis, par la rue de Loyers, nous longeons une ferme parfaitement réhabilité en appartements. Juste après, nous tournons à gauche, et un chemin agricole nous fait traverser une campagne qui se réveille décidément de son hibernation.

Vue de Mozet Nous atteignons une petite route, que nous traversons et, un peu plus loin, empruntons un sentier vers la gauche, à la lisière d’un bois. Nous descendons rapidement vers la vallée du Samson, et atteignons la grand-route qui longe la rivière. Nous la suivons vers la droite pendant un bon kilomètre, jusqu’au pied du château de Faulx, qui parodie les forteresses médiévales, mais doit être de style néo-gothique.

Faulx Il est sans doute un peu kitsch mais, dans ce bel environnement, il fait tout son effet. La route remonte vers le village de Faulx et, au premier carrefour, nous tournons vers la droite dans une voie toujours asphaltée, mais beaucoup plus tranquille. Une fois sortie de l’agglomération, elle ménage de belles vues sur la campagne, et conduit vers un bâtiment isolé, dans un vallon, bâtiment qui, comme l’inscription qu’il porte toujours sur son fronton l’atteste, fut autrefois une entreprise de production d’eau minérale. Nous traversons un petit ruisseau après lequel nous tournons à droite, en suivant le balisage d’une promenade locale (la route tout droit entre dans une propriété privée). A la fourche qui suit directement, nous obliquons à gauche, et remontons lentement à travers un beau bois, jusqu’à un carrefour, où nous tournons encore à gauche. Sur la colline, nous apercevons devant nous le château d’Arville, de style classique, beaucoup plus discret mais peut être encore plus beau que celui de Faulx.

Arville Nous tournons à droite, longeons un bosquet et, au carrefour suivant, empruntons le chemin de droite. A travers la campagne, il nous conduit à une petite route asphaltée, que nous suivons vers la droite. Elle perd son revêtement en entrant dans un bois et, lorsqu’elle en sort, nous avons devant nous le hameau de Mont Sainte Marie, isolé et curieusement dominé par une église ancienne, désaffectée mais encore bien conservée. A moins qu’il ne s’agisse d’un ancien ermitage. Toujours est-il qu’elle est aujourd’hui enclose dans une propriété privée, ce qui n’empêche pas de l’admirer.

Mont Ste Marie

Après nous êtes reposé sur un banc bien placé, nous tournons à gauche et, par une petite route qui traverse un bois et passe devant un monument à la Résistance, atteignons une grand-route et, juste en face de nous, retrouvons le village de Mozet, alors que le soleil décline lentement à l’horizon.

Magnifique promenade, à recommander.

 Primevère

CorydalisQuelques fleurs vues pendant notre promenade: en haut, primevères et anémones sylvies; à droite, Corydalis solida

 

 

 

 

 

 

Par le promeneur naturaliste
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Samedi 31 mars 2012 6 31 /03 /Mars /2012 09:55

Lundi 19 mars 2012

Belgique – Province de Liège – RAMELOT

Ramelot (Tinlot) – Linchet (Modave) – Rômont – Limet - Ramelot

Longueur de la promenade : 10.0 km

Altitude minimale : 192 mètres

Altitude maximale : 282 mètres

Balisage : partiel.

GPSies

Ramelot est un petit village condruzien bâti à l’écart des grandes voies de passage, et les ondulations de terrain typiques de la région sont telles qu’on ne le voit de nulle part. Il a gardé un cachet très rural même si, en direction d’Abée, de nombreuses villas à l’architecture passe-partout y ont récemment été construites.

Ramelot égliseJe pars aujourd’hui une fois encore de l’église, massive et classée, entourée d’un haut muret de pierres et adossée au parc d’un petit château. Je me dirige vers Modave et, après une cinquantaine de mètres, je tourne à droite dans une petite rue qui, après un carrefour, longe le mur du cimetière. Au bout de celui-ci, j’oblique vers la gauche, et me retrouve sur un chemin agricole, en pleine campagne verdoyante et mixte, prairies, cultures et bosquets  alternent harmonieusement. Le chemin ondule pendant un bon kilomètre, et atteint le lisière d’une forêt, dont un panneau indique qu’elle est une propriété privée. Je ne vais quand même pas faire demi-tour ! Heureusement, entre les cultures et cette forêt, les fermiers ont laissé une large bande en friche, pour y promouvoir la biodiversité. Vers la droite, je suis donc cette bande, qui contourne le bois privé. Je retrouve bientôt un petit chemin étroit, qui m’amène à la grand-route reliant Liège et Dinant, dans le hameau de Limet.

Je la suis vers la gauche pendant quelques centaines de mètres et, après une courbe, je bifurque vers la gauche dans un sentier en pente raide, qui atteint une petite route. Je la traverse, pour m’engager dans celle qui me fait face, et qui court en légère descente entre les cultures. Après un petit bosquet, je prends à droite un chemin pierreux qui amène à une au-dessus d’imposante carrière, et dégringole vers la vallée du ruisseau de Bonne. A mi-pente, sur la droite, une sorte de dolmen (est-il ancien ?) envahi par la végétation a été transformé en oratoire.

Dolmen

J’atteins la vallée et le pied de la carrière, où un groupe de jeunes armés de casques de protection semble suivre un cours de géologie ou de paléontologie.  Le ruisseau est bordé par une promenade de type RAVEL , large bande bétonnée qui suit le tracé d’une ancienne voie de chemin de fer, et est principalement destinée aux cyclotouristes. Je l’emprunte vers la gauche et, pendant plus d’un kilomètre, elle se faufile dans la verdure, et entre de gros rochers formés de couches successives de sédiments compacts, qui ont été soulevés par des mouvements tectoniques ultérieurs. Entre les couches, on distingue parfois ce qui parait être l’un ou l’autre fossile, mais rien de bien joli.

Juste avant un tunnel, je quitte le RAVEL sur la droite, passe le long d’un jardin, et rejoins une rue qui m’amène à un carrefour, où je tourne à gauche. Je suis dans le hameau de Rômont, formé de belles maisons en pierre grises. La rue escalade la colline vers le haut du hameau, où je la quitte pour, vers la gauche, m’engager dans un chemin pierreux qui court vers la campagne. Ce chemin décrit deux courbes successives, dans des directions opposées mais, à la seconde, je continue tout droit dans un chemin plus étroit, d’où la vue, sur le Condroz, à gauche mais surtout à droite, est particulièrement vaste et agréable. J’atteins un bosquet, et une fourche. En prenant la branche de gauche, j’atteindrais directement Ramelot. Mais c’est vers la droite que je me dirige, descend dans un vallon, traverse un ruisseau, et remonte de l’autre côté jusqu’au hameau de Linchet, qui, autrefois, fut une commune autonome malgré sa très petite taille et son total isolement. Calme absolu.

Paysage condruzien

Je rejoins une route qui, vers la gauche, traverse le hameau et, lorsqu’elle s’incurve à son tour vers la gauche, je continue tout droit dans une allée qui m’amène à l’orée d’une forêt. Tout droit, c’est de nouveau privé ; mais un chemin sur la gauche m’amène à une mare où, vers la droite, je suis un coupe-feu qui traverse tout le bois (dit de Forkechamps).

Me voilà sur une route appelée « chaussée romaine ». Elle relie Ramelot à Terwagne et me permet, vers la droite, de rejoindre en un quart d’heure l’entrée village d’où je suis parti, et son église qui se trouve encore quelques centaines de mètres plus loin.

Promenade variée et très agréable par beau temps.

Joubarbes

Des joubarbes sur un talus aride, au hameau de Rômont

Par le promeneur naturaliste
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