Lundi 2 avril 2012
Allemagne – Land de Rhénanie-Palatinat – Rheintal
Brey am Rhein (Landkreis Mayen-Koblenz) : Traumpfad „Rheingoldbogen“
Longueur de la promenade : 12.6 km
Balisage : celui des « Traumpfade »
Altitude minimale : 96 mètres
Altitude maximale : 257 mètres
Nous partons aujourd’hui de Brey-am-Rhein, une petite localité qui, comme son nom l’indique est située le long du Rhin, un peu en amont de Coblence. Auparavant, nous avons pris la peine d’acheter des victuailles à Rhens, la petite ville voisine, dont nous avons visité le centre ancien.
La promenade part du cimetière de Brey, un peu en dehors du village ; elle y revient, puis tourne à gauche pour se diriger en montée vers un petit bois, où a été découverte une canalisation d’eau datant de l’époque gallo (ou germano)-romaine. Longue d’environ 1600 mètres, elle est creusée dans le roc, recouverte d’ardoises pour empêcher que l’eau ne s’y salisse et, tous les dix mètres, reliées à l’air libre par une cheminée assez large, dans laquelle on pouvait se faufiler pour tous travaux de nettoyage ou de réfection. C’est une fameuse construction, qui approvisionnait en eau pure une grosse villa bâtie dans la vallée, et l’un de ses tronçons a été aménagé pour permettre au public d’en examiner convenablement l’intérieur.
De là, le sentier descend vers un petit vallon, passe à proximité des installations sportives de Brey, remonte l’autre versant, et atteint au sommet une clairière où une agréable aire de pique-nique, couverte et découverte, a été aménagée. Nous nous y arrêtons pour dîner, et pour profiter de la belle vue qui s’offre à nous, notamment sur la vallée du Rhin et sur le château de Marksburg, de l’autre côté du fleuve.
Un chemin bien agréable nous conduit alors, à travers une grande forêt, jusqu’au sommet du plateau, où nous apprenons que les monticules plus ou moins élevés qui parsèment les bois sont des tombes celtes (ou germaines, je ne sais plus), et qu’elles ont été fouillées au courant du siècle dernier.
Après un carrefour où nous tournons à gauche, nous atteignons le couvent des Jésuites du Jakobsberg, aujourd’hui reconverti en hôtel luxueux avec golf. Les bâtiments primitifs, baroques, ont cependant été bien conservés, et ont encore belle allure au milieu des bois.
Du couvent-hôtel, un chemin redescend à flanc de coteau, le long d’un vallon, et finit par atteindre le vignoble du Rhin. Tournant à gauche, nous allons randonner dans ce vignoble pendant une heure environ, avec sans cesse une vue magnifique sur le fleuve, les villes, villages et falaises qui le bordent, le coude qu’il fait un peu plus loin, et l’intense circulation batelière dont il est le théâtre.
Un pur moment de plaisir, d’autant que le soleil, et même la chaleur, sont au rendez-vous.
Le vignoble héberge déjà de nombreuses plantes
discrètes, mais fleuries, des petits lézards bruns et des gros tout verts, des couleuvres ainsi que de nombreux oiseaux, dont de jolis serins cinis.
Les meilleures choses ayant une fin, le chemin tourne finalement le dos au Rhin, quitte le vignoble, et remonte sur le plateau pour traverser une étendue de prairies et de champs. Cette partie du parcours serait peut-être un peu plus monotone, si elle n’était agrémentée de vues véritablement splendides sur l’imposant château de Marksburg, qui s’offrait déjà à nous au départ de la randonnée. C'est le seul château de la vallée du Rhin à n'avoir jamais été détruit, et ses parties les plus anciennes datent du 13ème siècle.
A l’entrée d’un hameau, nous tournons à droite pour retrouver la forêt et atteindre la Muttergotteskapelle (chapelle de la mère de Dieu), perdue dans le bois, d’où nous redescendons lentement, d’abord en sous-bois, puis dans un paysage changeant de prairies et de bosquets, vers notre point de départ.
Puis, redescendant toujours en forêt,
nous avons rejoint la vallée, au niveau d’un tunnel creusé dans la roche pour permettre le passage d’une ligne de chemin de fer, qui aujourd’hui n’existe plus, et a été transformée en piste pour
les vélos. Nous sommes passés dans le tunnel et, à sa sortie, avons tourné à droite pour rejoindre la rivière (belle vue vers la gauche sur un ancien viaduc du chemin de
fer).
Nous l‘avons longée dans un paysage romantique, jusqu’à une
petite cascade, au niveau de laquelle nous sommes lentement remontés sur l’autre versant par un sentier à flanc de falaise.
On exploitait le schiste, pour produire des ardoises (Schiefer)
dans la région, et toutes ces falaises sont schisteuses. Arrivés au sommet, nous avons alors traversé une plaine cultivée, d’où la vue sur les cônes de plusieurs anciens volcans est
particulièrement large.
De là, un sentier nous a permis de traverser la
« Trimbser Schweiz », zone chaotique, où nous avons eu l’occasion d’admirer des gagées, sorte de petites tulipes sauvages, tellement basses qu’elles doivent fleurir au premier
printemps, avant d’être noyées dans la végétation.
Le sentier est redescendu en lacets vers la verdoyante vallée de
la Nette, ponctué de jolis coups d’œil sur Trimbs et aussi sur 





Nous atteignons une petite route, que nous traversons et, un peu plus
loin, empruntons un sentier vers la gauche, à la lisière d’un bois. Nous descendons rapidement vers la vallée du Samson, et atteignons la grand-route qui longe la rivière. Nous la suivons vers la
droite pendant un bon kilomètre, jusqu’au pied du château de
Il est sans doute un peu kitsch mais, dans ce bel environnement, il fait tout son
effet. La route remonte vers le village de Faulx et, au premier carrefour, nous tournons vers la droite dans une voie toujours asphaltée, mais beaucoup plus tranquille. Une fois sortie de
l’agglomération, elle ménage de belles vues sur la campagne, et conduit vers un bâtiment isolé, dans un vallon, bâtiment qui, comme l’inscription qu’il porte toujours sur son fronton l’atteste,
fut autrefois une entreprise de production d’eau minérale. Nous traversons un petit ruisseau après lequel nous tournons à droite, en suivant le balisage d’une promenade locale (la route tout
droit entre dans une propriété privée). A la fourche qui suit directement, nous obliquons à gauche, et remontons lentement à travers un beau bois, jusqu’à un carrefour, où nous tournons encore à
gauche. Sur la colline, nous apercevons devant nous le château d’
Nous tournons à droite, longeons un bosquet et, au carrefour suivant, empruntons
le chemin de droite. A travers la campagne, il nous conduit à une petite route asphaltée, que nous suivons vers la droite. Elle perd son revêtement en entrant dans un bois et, lorsqu’elle en
sort, nous avons devant nous le hameau de Mont Sainte Marie, isolé et curieusement dominé par une église ancienne, désaffectée mais encore bien conservée. A moins qu’il ne s’agisse d’un ancien
ermitage. Toujours est-il qu’elle est aujourd’hui enclose dans une propriété privée, ce qui n’empêche pas de l’admirer.
Quelques fleurs vues pendant notre promenade: en haut, primevères et anémones sylvies; à droite,
Je pars aujourd’hui une fois encore de l’église, massive et classée,
entourée d’un haut muret de pierres et adossée au parc d’un petit château. Je me dirige vers Modave et, après une cinquantaine de mètres, je tourne à droite dans une petite rue qui, après un
carrefour, longe le mur du cimetière. Au bout de celui-ci, j’oblique vers la gauche, et me retrouve sur un chemin agricole, en pleine campagne verdoyante et mixte, prairies, cultures et
bosquets

