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Mercredi 11 janvier 2012
Belgique – Province de Liège – BEN-AHIN
Ben (Huy) – Solières – Gives - Ben
Longueur de la promenade : 10.0 km
Altitude minimale : 72 mètres
Altitude maximale : 228 mètres
Balisage : partiel
L’église du petit village de Ben, en pierres calcaires, est bâtie au bord d’une placette minuscule, au fond d’un cul-de-sac. Elle fait face à un haut bâtiment de style flamand, assez mal entretenu, et actuellement à vendre.
C’est de là que part ma promenade. Tournant le dos à la Meuse, je rejoins une route transversale qui, vers la gauche, rejoint au bout de quelques centaines de mètres le bord du fleuve. Je longe celui-ci en direction de Huy avec, à ma gauche et de l’autre côté de l’eau, le village de Bas-Oha surmonté de son église en moellons et, légèrement à ma droite, les ruines du château de Beaufort, juché sur un rocher.
Je dépasse ce château, et atteins la grand-route Huy-Namur, que je traverse. Juste à côté d’un café, je m’engage dans un chemin mal asphalté, qui s’enfonce entre de hautes parois rocheuses. Contournant le rocher de Beaufort, il longera le ruisseau de Solières pendant de longs kilomètres, en perdant rapidement son recouvrement d’asphalte. Cette partie de la promenade est extrêmement pittoresque. En cette saison, c’est véritablement la « vallée du bout du monde ». Le chemin (balisé) passe d’abord au large d’une maison blanche totalement isolée, puis s’enfonce en sous-bois, un peu en surplomb du ruisseau. Il est bordé de monnaies du pape (desséchées, mais parfaitement reconnaissables à ce qui reste de leurs fruits) et de buis plus hauts que moi, qui doivent avoir plusieurs dizaines d’années, si j’en juge par la lenteur de la croissance de cet arbuste.

Un sentier plus étroit permettrait de longer le ruisseau au plus près, mais je n’ai pas jugé utile de le suivre, car il est beaucoup plus acrobatique que le chemin sur lequel je me trouve, et n’apporte pas grand-chose de plus au charme du paysage traversé. A un moment donné, on peut voir sur la gauche, dominant le ruisseau d’une trentaine de mètres, plusieurs grottes, dont une appelée Trou-Manto et une autre « caverne des Romains », à très large ouverture. Je ne serais pas étonné d’apprendre qu’elle servit jadis d’abri à nos ancêtres de la préhistoire, tant elle semble bien se prêter à cet usage.
Après plusieurs larges courbes, le chemin semble vouloir quitter la forêt. Sur la gauche, une ferme couronne une succession de prairies. J’atteins un carrefour de sentiers, celui de gauche descendant vers le ruisseau pour le traverser. Je prends résolument à droite, et remonte une colline à travers un bois de pins, puis de feuillus. Je traverse un chemin plus large, atteint le sommet de la colline, et redescend, toujours en ligne droite, de l’autre côté. Je croise une route asphaltée, près des premières maisons du hameau de Solières. Très belle vue en face sur la campagne boisée.
Continuant tout droit dans un sentier herbeux en forte descente, j’atteins une autre route carrossable, que je vais suivre jusqu’à un petit carrefour. A cet endroit, je monte en face de moi une sente herbeuse qui me conduit à l’orée d’un petit bois, qui est en fait un lotissement de villas. Je traverse une route, puis une seconde, suivant toujours un sentier étroit. Il descend et, lorsqu’il atteint le bout du bois, je tourne à droite dans un autre sentier qui me conduit à quelques maisons. Rejoignant une route carrossable, je la prends vers la gauche, puis vers la droite et, passant devant une grosse maison de repos pour personnes âgées, j’atteins la grand-route Huy-Namur, à l’entrée du village de Gives. Je la traverse, rejoins la Meuse, et suit son cours vers l’aval jusqu’à me retrouver au niveau de l’église de Ben, mon point de départ.
Phyllitis scolopendrium, une fougère, aux abords du ruisseau de Solières