Partager l'article ! Les vastes étendues de la Hesbaye namuroise: Jeudi 2 février 2012 Belgique – Province de Namur – Boneffe Boneffe (E ...
Jeudi 2 février 2012
Belgique – Province de Namur – Boneffe
Boneffe (Eghezée) – Bolinne – Taviers - Boneffe
Longueur de la promenade : 9.4 km
Altitude minimale : 134 mètres
Altitude maximale : 153 mètres
Balisage : aucun
J’aime la Hesbaye en hiver, pour ses grandes étendues immaculées, souvent survolées de rapaces affamés et traversées de lièvres en goguette.
Aujourd’hui, je suis un peu déçu car, si les grandes étendues sont de la partie, la couche de neige qui les recouvre est vraiment très mince, et déchirée de vastes surfaces vertes ou brunes.
Il fait froid, terriblement froid, et la bise qui souffle sans rencontrer d’obstacle accentue l’impression de glacière.
Je pars de la place de Boneffe, à deux pas de la grande église décapitée de son clocher.
Je passe à côté de ce monument puis un sentier me conduit à la rue du Parc, que je prends vers la gauche. En face de moi, une centaine de bernaches se reposent dans un
pré.
Je traverse la Mehaigne
et atteins bientôt l’ancienne abbaye, occupée par trois fermes et, en face, l’entrée monumentale qui donne sur ledit parc, malheureusement privé. Je les
dépasse, tourne à droite puis, au carrefour suivant, continue tout droit. Je quitte les lieux habités, passe un petit bois, et me voilà dans la vaste campagne cultivée. J’ai pour l’instant le
vent dans le dos, et j’avance bien, jusqu’aux premières maisons du village de Bolinne.
Une fois que je les ai dépassées, je tourne à droite, puis encore une fois quelques centaines de mètres plus loin, avant une grosse ferme. Je suis encore sur un chemin de remembrement, mais cette fois-ci j’ai le vent de face, et il est glacial. Le chemin traverse de vastes terres de culture, fait finalement un coude serré vers la gauche et, traversant un bosquet, atteint les premières maisons du village de Taviers . A ma droite, le long d’un ruisseau, un vaste quadrilatère parsemé de roseaux forme une zone humide qui doit être riche en biodiversité. Je le longe sur deux de ses côtés ; vers la gauche, au loin, s’élève une belle grande ferme toute blanche.
J’atteins le centre du bourg. Un petit crochet me permet de voir la place, et sa jolie église.
Je traverse ensuite la grand-route et prends un nouveau chemin de remembrement sur la droite ; il quitte le village, jusqu’à un carrefour, où il rejoint une ancienne chaussée romaine, celle qui reliait Tongres à Bavay. Sur la gauche, une petite chapelle dédiée à Saint Donat s’élève, isolée, au milieu des champs.
Je suis la chaussée vers la droite, avec encore le vent, vif et glacial, en pleine face. J’ai si froid aux joues et aux
mains que, de temps à autre, je dois me retourner et progresser à reculons. Mais le ciel est d’un bleu azur, qu’aucun nuage n’entache. J’avance ainsi pendant près de deux kilomètres, en ligne
droite, et dépasse deux carrefours. La vue sur la campagne enneigée est très belle, et porte loin.
Au troisième carrefour, je prends à droite un chemin de terre (seul tronçon non
asphalté ni bétonné de ma promenade). Il m’amène à l’entrée de Boneffe, à une chapelle hexagonale bien mal entretenue. Je retrouve la grand-route, que je traverse pour atteindre mon véhicule
congelé.