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Lundi 16 janvier 2012
Allemagne – Land de Rhénanie du Nord-Westphalie – BAD MÜNSTEREIFEL
Bad Münstereifel – Am Stocker – Eschweiler – Iversheim – Bad Münstereifel
Longueur de la promenade : 14.6 km
Altitude minimale : 245 mètres
Altitude maximale : 435 mètres
Balisage : varié
Bad Münstereifel est une petite ville à une dizaine de kilomètres d’Euskirchen, dans l’extrême nord-est de l’Eifel.
Parce que je redoute (inutilement d’ailleurs, je m’en apercevrai plus tard) les problèmes de parking dans la ville, je ne pars pas de son centre, mais du lieu-dit « Hirnberg », sur la jonction vers l’autoroute Cologne-Trèves, où un grand terre-plein est aménagée pour les voitures des promeneurs.
Je me dirige vers le bois et, juste après la dernière maison, je tourne à gauche dans un chemin empierré qui descend lentement vers un vallon, en suivant un petit ruisseau. Ce chemin, balisé des chiffres « 10 » et « 11 », longe approximativement la lisière de la forêt. A une fourche, je délaisse la promenade « 11 », et poursuis la « 10 » vers la gauche. Je longe un talus, qui est en fait une pelouse calcaire, et atteins un petit pont, où je traverse l’Eschweilerbach.
Je prends à gauche une petite route asphaltée qui passe devant quelques maisons puis, trois cents mètres plus loin, à droite une rue appelée « Am Stockert » ; elle pénètre en forêt, perd son revêtement et remonte la colline en amples zigs-zags (c’est toujours la promenade « 10 »). Après un virage à angle droit et une longue ligne droite, elle atteint une clairière au sommet, sur laquelle, depuis 1956, est installé un observatoireastronomique, qu’on peut visiter sur rendez-vous. La construction est assez impressionnante.
La promenade redescend lentement l’autre versant, et traverse un terrain de
golf; un écriteau prévient le promeneur d’avoir à faire attention aux balles volantes : c’est donc
avec précaution que je rejoins une petite route asphaltée, qui descend jusqu’à une grand-route, laquelle remonte vers le village d’Eschweiler . L’église de ce dernier, blanche et juchée sur une colline, est visible de
loin.
Je la dépasse et, peu après, bifurque à gauche dans une rue qui
dégringole vers un autre vallon. L’ayant atteint, je tourne à droite et le suis pendant plusieurs kilomètres, d’abord sur une petite route asphaltée sans aucune circulation, puis sur un chemin
empierré.
J’atteins le village d’Iversheim , où je traverse la voie de chemin de fer. Je rejoins la rivière Erft, la traverse elle-aussi, en face de l’église (joli coup d’œil), et prends à droite la route qui la borde, puis s’en éloigne pour frôler la grand-route. Je suis désormais sur le chemin de Saint-Jacques. Il n’emprunte pas la grand-route mais, sur sa gauche, un chemin qui remonte entre les maisons, puis chemine à mi-hauteur en sous-bois.
J’atteins de cette façon la ville de Bad Münstereifel. C’est une localité extrêmement pittoresque, qui rappelle un peu Monschau (Montjoie), l’encaissement en moins. Entourée d’une muraille de pierres rougeâtres sertie çà et là de tours et de poternes, elle est parcourue de rues pavées bordées de maisons à colombages. En son centre, la basilique des Saints_Chrysanthus_et_Daria à des allures byzantines.
Un château médiéval, aux tours rabotées, la domine. La ville s’est construite autour d’un monastère, qui lui-même s’est établi sur une terre qui a été octroyée aux moines par Zwentibold, roi de
Haute-Lotharingie, l’an 898. Autant dire que ses murs ont beaucoup de choses à raconter. Zwentibold a d’ailleurs sa statue à Bad Münstereifel. D’après ce que l’Histoire nous en apprend, on est en
droit de se demander s’il l’a bien méritée…
J’entre dans la vieille ville par la porte de Werth (Werther Tor),
la traverse de part en part, le long de la rivière, fait
un coude vers la basilique, et en ressort par la porte de Heisterbach. Tout cela en prenant le temps de m’attarder, le nez en l’air, à chaque curiosité. Une fois sorti, je remonte la Bergstrasse,
extrêmement pentue, et quitte la nouvelle ville pour me retrouver bientôt à l’hôtel Tanneck, dans les bois tout au-dessus de la colline. J’y rejoins une grand-route qui, vers la gauche, me ramène
en cinq minutes à mon point de départ.